La maison

Un double projet

Défendre notre héritage littéraire

Nous les belges, nous avons tendance à identifier notre histoire littéraire à celle de la France.

La Belgique est un des seuls pays au monde à ne pas apprendre à la jeune génération l’histoire de sa propre littérature. Comme si elle n’existait pas.

Pourtant, la littérature belge ne se confond pas avec la littérature française. Nous avons nos propres richesses, nos propres classiques et nous n’avons pas le droit de les négliger.

Malheureusement, notre mépris et notre négligence poussent notre héritage littéraire dans l’oubli et si nous n’agissons pas, un jour, ce patrimoine aura complètement disparu.

Le lecteur au centre de nos préoccupations

La maison d’édition est née d’un projet : rééditer des femmes de lettres belges oubliées ou méconnues.

Si la maison d’édition est née de ce projet, nos objectifs sont plus vastes. Face à la masse grandissante de livres publiés chaque année, il est de plus en plus difficile pour le lecteur de s’y retrouver. Et quoi de plus frustrant que de lire un livre qui nous déçoit ou qui nous tombe des mains.

Dans ce contexte, choisir un livre est de plus en plus compliqué.

Notre objectif n’est ni de publier des livres qui obtiendront des prix littéraires ou les louanges des critiques. Ce que nous voulons, c’est aider le lecteur à trouver le livre qui lui conviendra, lui assurer une aventure, et qu’il ne soit jamais déçu. Peu importe ce qu’en disent les médias, les critiques ou les intellectuels : ce qui compte, c’est le lecteur. Or, aujourd’hui, où est sa place ? Écrasé par la masse, comment pourrait-on lui reprocher de se désintéresser de la lecture ?

Il faut inverser le rapport de force entre le livre et le lecteur. C’est le livre qui doit être adapté au lecteur et non au lecteur de s’adapter au livre.

Pour ce faire, nous avons mis en place deux mécanismes :

  • Donner sur chaque livre les informations nécessaires au lecteur pour lui permettre de décider si le livre est ou non fait pour lui
  • Offrir à nos lecteurs notre disponibilité. Répondre aux questions qu’ils se posent et l’aider à s’orienter. Certes, c’est le rôle des libraires, mais soyons honnêtes, nous ne pouvons plus, aujourd’hui, demander aux libraires d’avoir lu tous les livres qu’ils proposent dans leurs rayons. Il est matériellement impossible qu’ils aient le temps de tout lire. Par contre, nous connaissons nos livres, et nous sommes les mieux placer pour vous aider à vous orienter.

Quelques mots sur le nom de la maison d’édition

Le nom de la maison d’édition ne laisse pas indifférent. Les gens adorent ou détestent, mais ces derniers sont plus rares.

Avant toute chose, il faut le dire : « névrosée » est un très beau mot. Esthétiquement. C’est un mot qui chante. Il est malheureux qu’il soit si souvent associé à des concepts négatifs alors que, de manière contradictoire, l’inconscient collectif considère que le talent et la névrose ou la folie vont souvent de pair. La folie est trop souvent mal considérée. N’est-elle pas pourtant pleine de richesses ? La vie n’est-elle pas toujours un peu folie ? Qu’est-ce qui est folie ou névrose ? N’est-ce pas folie que de se lever tous les matins pour faire un travail qu’on déteste et subvenir à ses besoins jusqu’à ce que la mort enfin nous délivre ? Ce n’est pourtant pas à cela que l’on pense lorsqu’on parle de folie. On vise plutôt les gens qui « sortent du cadre ». Peut-être que sortir du cadre fait plus honneur à la vie que de subir un système qui nous anesthésie pour nous éviter de penser ou d’agir.

Les mots sont aussi gris que la vie. Rien n’est noir ou blanc. Lorsque les mots acquièrent une telle autorité qu’ils finissent par nier cette évidence, il faut les remettre en question.

D’une certaine manière, c’est ce que nous avons fait. Pourquoi ce mot-là et pas un autre ? Mais parce que précisément c’était l’insulte faite à ces femmes pour les décrédibiliser.

Appeler notre maison d’édition Névrosée, c’était remettre le langage en question d’une part et renvoyer l’insulte à l’envoyeur, en s’appropriant un mot que nous refusons, à l’avenir, de voir comme une insulte.

Et puis, se prendre au sérieux est rarement constructif et le rire permet de désamorcer bien des situations.

Voilà tout ce qu’il y a derrière ce choix.

Pourquoi le singulier et pas le pluriel ? Parce que c’était le mot que nous remettions en question, que nous voulions réhabiliter. Le mettre au pluriel n’avait aucun sens. Au contraire, cela aurait pu donner l’impression que nous visions ces femmes, ce qui n’est pas du tout le cas. Alors vous me direz, pourquoi le féminin, et pas le masculin ? Parce que précisément c’est au féminin que ce mot fut et est encore souvent utilisé à titre d’insulte, et que c’est cette insulte que nous entendons renverser. L’idée n’a jamais été de qualifier les femmes que nous rééditions de « Névrosées », mais bien de remettre en cause un mot, une injure, et de se l’approprier.

Appeler notre maison d’édition Névrosée, c’était donc plein de choses : un retournement de stigmate comme on l’explique souvent, mais aussi notre manière de faire l’éloge de la folie, réhabiliter, en même temps que ces femmes, un mot qui mérite plus de nuances et de subtilités que ce que le langage commun lui donne aujourd’hui.

L’équipe

L’équipe des éditions Névrosée se compose actuellement de trois personnes.

Et, parce que c’est toujours plus agréable de mettre des visages sur un logo, nous avons décidé de nous présenter. En attendant d’avoir l’occasion de vous croiser, à un salon ou une rencontre.

L'équipe Sara Dombret

Sara Dombret – Directrice des éditions, résponsable du travail éditorial et de la sélection littéraire et de la communication. Elle est également responsable de la collection femmes de lettres oubliées.

Elle-même écrivain, grande lectrice, elle a à cœur de transmettre le plaisir de la lecture au plus grand nombre.

Contact : sara.dombret@nevrosee.be

L'équipe Romain Michel

Romain Michel – Directeur technique, responsable des aspects opérationnels de l’édition et notamment de l’élaboration des maquettes.

Romain est ingénieur. Passionné de programmation, il peut passer des heures à résoudre les défis techniques de l’édition.

Rigoureux voire perfectionniste, c’est grâce à lui que les éditions Névrosée peuvent garantir la qualité graphique de leurs publications.

Contact : romain.michel@nevrosee.be

L'équipe Sylvie Rapoport

Sylvie Rapoport – Co-fondatrice du projet, Maman de deux enfants, et déjà engagée dans de nombreux projets, Sylvie Rapoport apporte une aide ponctuelle, notamment lors de la relecture des textes.

Contact : sylvie.rapoport@nevrosee.be

N’hésitez surtout pas à nous contacter, nous serons ravis de répondre à toutes vos questions.