Névrosée
Editions Névrosée

Une maison d’édition moderne ? Les éditions Névrosée

L’édition. Il faut s’y mettre quand on décide de s’auto-éditer.

En tant qu’auteur, c’est le choix qu’a fait Sara. Beaucoup pensent ou proclament que les auteurs auto-édités sont des auteurs médiocres, dont l’édition, comme on dit « traditionnelle » n’a pas voulu. L’auto-édition serait, pour ces malheureux auteurs, un pis-aller, un plan B.

Inutile de vous dire que ce n’est pas le cas. Les clichés ont la vie dure.

Sara a décidé d’opter pour l’auto-édition pour deux raisons : (1) ne rien céder de son indépendance et (2) par souci d’écologie.

Inutile de vous dépeindre le sort d’un auteur qui écrit son premier roman. Le simple fait d’être reçu par une maison d’édition est une aumône, un honneur que l’on fait à cet illustre inconnu, pauvre manant. Il est donc prié de faire et d’accepter tout ce qu’on lui demande. Servitude s’il en est. Normal pour un manant. C’est là que « traditionnel » raisonne un peu comme « moyenâgeux ». Mais nous ne vous apprenons rien.

Une maison d’édition qui respecte l’écologie

La raison liée au souci écologique est peut-être moins évidente.

En fait, il faut savoir que les maisons d’édition classiques fonctionnent encore suivant un système qui, à l’heure actuelle et compte tenu des impératifs écologiques de notre époque, peut lui aussi sembler quelque peu moyenâgeux. Et, en tout état de cause, scandaleux.

En effet, il faut savoir, que les coûts d’impression d’un livre sont dégressifs en fonction du nombre d’exemplaires commandés. On va donc avoir tendance à en imprimer un assez grand nombre. Et puis, il faut bien inonder le marché. C’est à ça que servent les distributeurs dans la chaîne du livre.

Seulement voilà, on le sait, il y a beaucoup trop de livres qui sortent chaque année. Il y a presque plus de livres que de lecteurs.

Alors, après un temps, on se retrouve avec un stock plus ou moins important d’invendus. ça prend de la place les invendus. Surtout qu’il y a les suivants qui arrivent. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On les envoie à la poubelle. Purement et simplement.

Oui, un scandale écologique. Inacceptable.

Les alternatives

Pourtant il y a des alternatives. Ce qu’on appelle « l’édition à la demande ». Pratique courante chez les imprimeurs qui proposent des services d’auto-édition.

De ce point de vue, il y a, aujourd’hui, un un décalage énorme entre les possibilités offertes par l’auto-édition et l’édition « classique ».

Naissance de la maison d’édition Névrosée, peut-être pas « traditionnelle », mais moderne

Voilà comment les éditions Névrosée sont nées. Pour jouer les « entre-deux ». Entre auto-édition et édition « traditionnelle » : l’édition moderne. Une petite quantité de livre imprimée à la sortie, et une possibilité de réimprimer les ouvrages en fonction de la demande, ensuite.

Névrosée

Et donc, un minimum de déchet. Voir, nous l’espérons, pas du tout.

Nous avons choisi de conserver le nom de Névrosée. Parce qu’il faut l’être un peu pour se lancer dans un projet aussi fou.

Et puis, Névrosée nous rappelle de ne pas se prendre trop au sérieux.

Le premier projet des éditions Névrosée : les femmes de lettres oubliées

Comme nous vous l’expliquions dans un article précédent , nous avons récemment découverts toutes ces femmes de lettres, oubliées de l’histoire, et dont les œuvres sont devenues très difficile d’accès. Alors même que pour la plupart, elles sont, comme on dit, tombées dans le domaine public.

N’est-il pas ironique qu’une œuvre censée appartenir à tous soit si difficile à trouver quand des milliers de livres, invendus, partent chaque année à la poubelle ?

Nous voulons rendre ce patrimoine au public. Pour ce faire, il faut qu’il soit accessible. Accessible avec cette même philosophie de « l’impression à la demande ». Ainsi, même si aucun lecteur ne s’y intéresse, le livre, lui sera disponible pour le jour où un lecteur ou une lectrice en ayant entendu parler, désirerait le découvrir, sans pour autant devoir à aller le lire à la bibliothèque royale.

Nous avons donc décidé de créer une collection spéciale pour ces femmes de lettres oubliées. En tant que maison d’édition belge, nous allons faire preuve d’un peu de chauvinisme et commencer par des femmes belges.

Nous présenterons la collection en novembre prochain. Après la tempête annuelle provoquée par la traditionnelle rentrée littéraire.

Nous n’avons en effet pas envie d’être balayés par la rentrée. Il va donc falloir attendre un peu. Et puis, ça nous laisse le temps de la préparer correctement.

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